Les instruments #06

Dans le bref moment de la totalité nous ne pouvons pas le percevoir, mais ces particules constituent un flot quasi-radial de gaz (vent solaire), dont l’origine est encore mal comprise et qui est responsable de la perte de masse du soleil. Ce flot de particules est poussé vers l’espace par son énergie initiale à laquelle s’ajoutent les forces de la pression de radiation et de la pression magnétique. La force de gravité freine ce mouvement et on peut imaginer qu’une partie de ce flot qui n’a pas suffisamment de vitesse initiale retombe, canalisée ensuite par les structures des champs magnétiques à basse altitude. Ce flux permanent est si rapide que la « matière » coronale se renouvelle totalement en quelques dizaines d’heure.

La couronne réagit aux phénomènes produits dans les couches superficielles ou plus profondes du soleil. Ses structures évoluent à toutes échelles de temps et d’espace. Si la durée de la totalité de chaque éclipse totale est trop courte pour permettre l’étude de ces évolutions, le nombre et l’espacement dans le temps des éclipses montrent des évolutions importantes, notamment en fonction du cycle d’activité des taches. La couronne réagit à l’activité solaire et son aspect lors d’une éclipse qui se produit au moment du maximum du cycle est très différent de celui qui se produit au moment du minimum.

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